Brexit : un vent de panique souffle sur les banques européennes

Les effets du Brexit (sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne) ne se sont pas fait attendre longtemps. Le jour du vote, vendredi 24 juin, les banques européennes et londoniennes voyaient déjà leurs valeurs bancaires chuter. Quelles conséquences le Brexit peut-il avoir à moyen et long terme sur le système bancaire européen, et notamment sur les banques françaises ?

Les banques londoniennes et européennes, premières victimes du Brexit

Perçue comme une menace par les entrepreneurs européens, qui sont nombreux à s’installer à Londres, la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne s’est d’abord traduite sur les marchés bancaires. Le plus fort impact s’est fait ressentir au sein des banques britanniques, qui ont enregistré des chutes conséquentes : 19% pour Barclays, 21.4% pour Lloyds Banking Group ou encore 17.5% pour RBS. Seul le groupe HSBC est parvenu à se maintenir, malgré un faible recul de 4.3%.

Les banques du Royaume-Uni ne sont pas les seules à souffrir du Brexit : les valeurs bancaires des groupes européens ont aussi vu leur cours chuter de manière conséquente. En Italie, le groupe Intesa Sanpaolo enregistrait une baisse de 18%, tandis que la banque grecque Alpha Bank voyait ses cours s’effondrer de 28%. Qu’en est-il des valeurs françaises ?

Brexit : quel impact sur le système bancaire français ?

Les établissements bancaires français ne sont pas épargnés par les effets désastreux du Brexit sur le système financier européen. Ils ont eux aussi chuté le jour du vote britannique, de 16.49% pour BNP Paribas et de 18.45% pour la Société Générale. Le recul des valeurs bancaires françaises se poursuivait d’ailleurs lundi 27 juin, avec un taux de recul plus faible (de l’ordre de 5% environ).

Si l’effondrement des valeurs bancaires semble progressivement s’essouffler, les questions des entrepreneurs français restent en suspens. 7e partenaire commercial de la France, le Royaume-Uni accueille près de 5% des exportations françaises. De quoi craindre la complexification des relations commerciales et financières entre les 2 pays.

Les relations économiques entre le Royaume-Uni et l’U.E. toujours à définir

Si le Brexit est voté, la façon dont il sera mis en place reste toutefois à définir. Parmi les conséquences de sa sortie de l’Union Européenne, le Royaume-Uni devra faire face au retrait du passeport européen, indispensable pour opérer librement sur les marchés financiers de l’U.E., mais aussi au ralentissement des demandes de crédit ou encore à la dégradation de la qualité de ses actifs.

Les relations du Royaume-Uni et de l’Union Européenne restent donc à définir, notamment sur les plans économique et financier. Des négociations permettront de statuer sur ces questions, et notamment sur celle du passeport européen. En attendant, les entreprises comme les investisseurs français pourraient bien se garder de lancer des opérations financières sur des marchés européens instables, qui accueillent toujours les actifs britanniques.